Amortissements comptables : l’essentiel a savoir

Chaque année, les valeurs des immobilisations sont calculées et évaluées afin de déterminer dans le bilan comptable du patrimoine de l’entreprise. Dans ce processus, l’utilisation d’amortissement comptable reste nécessaire. Mais, de quoi est-il question et quel est son principe de fonctionnement ? Comment faut-il procéder pour le calculer ? Cet article parle des différentes caractéristiques et stratégies de calculs d’un amortissement.

Définition d’amortissement comptable

De façon simple, la définition d’un amortissement comptable est la perte, la dépréciation de la valeur d’un bien immobilier. Autrement dit, il s’agit de la baisse de la valeur d’un bien qui appartient à une entreprise. Compte tenu de son utilisation physique, de la durée d’usage ou de l’évolution technique. Ainsi, c’est la dotation aux amortissements qui représente ladite dépréciation. Cette dernière est étudiée et évaluée à partir d’une méthode comptable bien fixée.

Par exemple, pour mieux expliquer cette définition, il faut prendre l’achat d’un ordinateur d’une valeur de 1000 euros par une entreprise. Au moment de son acquisition, il augmente la valeur de la société. Mais, au fil des années qui passe sa valeur se déprécie à cause de l’obsolescence et de l’utilisation avec le temps. Alors, les biens valent moins chaque année ou durée qui s’écoule. De ce fait, le calcul de dotation des amortissements comptables est un moyen qui concourt à procéder à la revalorisation du bien à l’issue de l’exercice comptable.

Aussi, il faut notifier qu’il est important d’enregistrer l’amortissement comptable selon les règles fixées par le plan comptable général. Ce plan stipule que le compte des amortissements comptables du bien doit avoir de numéro identique que celui de son compte d’immobilisation et de rattachement. Puis, le chiffre 8 est à compléter en seconde position.

Les immobilisations amortissables

Une immobilisation reste amortissable du moment que l’utilisation qui en sera faite par la société est bien déterminable. De même, cet usage doit être plus ou moins limité dans le temps. Du coup, l’ensemble des immobilisations dites corporelles sont alors amortissables. À l’exception, bien évidemment, des terrains et également des œuvres d’art. Ainsi, entre autres immobilisations amortissables, il existe les constructions générales, le matériel industriel, le matériel de bureau, de transport et informatique. À cela s’ajoute aussi le mobilier.

Par ailleurs, quelques immobilisations incorporelles, donc non corporelles, sont aussi amortissables. Et donc impliquées dans le calcul d’un amortissement comptable. Il s’agit notamment du fonds de commerce, des licences et brevets de création d’œuvres, et des logiciels. Bien que pouvant être sujette à une dépréciation, l’immobilisation financière n’est pas amortissable.

En outre, en matière de comptabilité, l’amortissement comptable d’une immobilisation commence dès la mise en place et service du bien concerné. Et le temps d’amortissements correspond à la durée d’utilisation du bien par la société. En ce qui concerne les PME, leur durée d’utilisation d’amortissements comptables peut s’avérer exceptionnelle et particulière.

Les formules de calcul des amortissements comptables

En comptabilité, il existe plusieurs formules et méthodes qui permettent de calculer l’amortissement comptable. Les plus utilisées sont la méthode par l’amortissement linéaire et la méthode par l’amortissement dégressif. L’amortissement linéaire est une stratégie consistant à faire la répartition de façon égale de la perte de valeur des immobilisations. Et cela de façon constante sur la durée de vie de l’amortissement. La formule de calcul de cette méthode est la suivante : 1/nombre d’années de la durée de vie du bien.

Quant à la méthode d’amortissement comptable dégressif, ce taux est établi selon la formule que voici : taux d’amortissement x coefficient fiscal dégressif. En somme, les amortissements comptables servent notamment aux entreprises à évaluer et constater la perte des immobilisations. Leur mode de calcul, d’exercice se fait suivant plusieurs méthodologies et aspects.